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SVK Tour

La Brousse, la suite

21 Janvier 2014, 22:59pm

Publié par Sandie & Slava

Tour dans la brousse, la suite, le 11, 12 et 13 novembre

 

Aujourd’hui, nous plions bagages et nous nous mettons le long de la route. Nous souhaitons nous rendre à Poindimié toujours sur la côte Est. C’est un couple de restaurateurs français en vacances qui nous prendra et nous emmènera jusqu’au bout. Trop cool !

 

Plusieurs de nos précédents conducteurs nous ont conseillé un relais pour passer la nuit, le « Mo Sa Sa ». Nous suivons leurs conseils. Le long weekend touche à sa fin alors nous réussissons à trouver un bungalow disponible et sans aucune réservation ! C’est ce qu’on appelle un miracle en Nouvelle-Calédonie !

 

Ce n’est pas donné, 5500Frs soit un peu plus de 46€ pour une case avec un grand lit, une belle vue et c’est à peu près tout … Les toilettes et douches sont communes. Par contre, il y a de l’eau chaude :). Après trois nuits dans la tente, on a bien envie de passer une nuit dans un vrai lit.

Près du relais
Près du relais

Près du relais

Nous passerons le reste de l’après-midi à flâner au bord de la plage.

 

Le soir, n’ayant pas très envie de nous refaire un pique-nique nous avons passé une commande auprès des propriétaires du relais. Ce sera un bon gros poulet rôti au miel. Nous nous sommes régalés !

 

La nuit n’a pas été aussi reposante que prévu :(. Le matelas n’était franchement pas top …

 

Nous nous levons, de nouveau, très tôt, même un peu plus tôt que d’habitude car aujourd’hui nous allons visiter l’îlot Tibarama qui se trouve juste en face de Poindimié. La veille, nous avions réservé une navette auprès d’un club de plongée. Ils nous y déposent le matin et reviennent nous chercher en tout début d’après-midi, le tout pour 1500Frs l’aller-retour par personne.

 

Une demi-journée bien sympathique à faire du PMT et lézarder sur la plage avec cette sensation d’avoir été oublié sur une île déserte. On recommande !

Sur l’îlot
Sur l’îlot
Sur l’îlot

Sur l’îlot

En revenant, nous nous remettons en route en nous rapprochant toujours un peu plus de Nouméa. Nous avons prévu de continuer sur la côte Est et de traverser vers l’Ouest un prenant la dernière transversale tout au sud. Enfin ça, c’était la théorie. En pratique, ça ne s’est vraiment pas passé comme prévu.

 

La plupart des gens n’utilisent pas cette transversale et préfèrent passer de l’autre côté un peu plus au nord car plus pratique. Du coup, c’est le désert.

 

Il y a bien une voiture qui nous a avancé de quelques kilomètres mais elle nous a déposés dans un village vraiment paumé ou presque personne ne passe. Là, c’était le point noir du voyage en stop.

 

Après 1h30 d’attente, nous n’avons pas bougé d’un pouce. Nous avons même imaginé camper dans ce village puis prendre le bus vers Nouméa le lendemain. Mais après 2 heures d’attente, une voiture nous prend enfin. Ils ne vont pas là où nous avions prévu d’aller mais peuvent nous déposer à la transversale qui mène à Bourail. De là, nous devrions rencontrer plus de trafic.

 

Lorsque nous nous retrouvons à cette transversale, l’après-midi est déjà bien avancée. Dans 2 heures, il fait nuit !

 

Soit on campe quelque part dans le coin puis on poursuit le lendemain soit on tente la traversée.

 

On tente le coup et on fait bien. En à peine 5 minutes, nous trouvons une voiture qui va à Bourail et poursuit même jusqu’à Nouméa. N’ayant pas prévu de retourner ce soir-là à Nouméa, on prend l’option Bourail.

 

Lorsque nous y sommes, le soleil est en train de se coucher. Cela signifie que dans une trentaine de minutes, il fait nuit noire ! Il faut qu’on se dépêche de trouver un endroit où dormir.

 

Nous tentons un ou deux hôtels de la ville mais ils sont tous complets ! Nous devons nous rabattre sur le camping de Poé dans lequel nous avions passé notre première nuit. Le seul problème, c’est qu’il se trouve à 8km de Bourail. Il nous faut une autre voiture.

 

Nous nous faisons d’abord déposer à l’intersection avec la route menant à Poé puis c’est finalement un autre prof de sport (il y en a beaucoup ici ;)) qui fera un détour et nous déposera directement au camping. C’est à la lampe frontale que nous monterons la tente ! Quelle journée :).

 

Le lendemain, nous retournons profiter une dernière fois de la plage qui est toujours aussi belle. Difficile de se baigner car le niveau de l’eau est très bas et ne nous arrive qu’à la cheville, au genou tout au plus. Par contre derrière la barrière de corail, c’est le grand bleu.

La plage de bourail

La plage de bourail

Après cela, nous quittons le camping en compagnie d’une mère de famille qui nous dépose au centre-ville où nous allons voir un médecin. J’ai toujours mal à l’oreille après la fameuse plongée de Nouméa. Le diagnostic est très rassurant. Le docteur me prescrit des comprimés avec lesquels tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement.

 

Nous déjeunons dans le coin et nous nous mettons sur la route, le pouce tendu. En quelques minutes, Bastien s’arrête. Il va à Nouméa et veut bien nous prendre. C’est parfait ! Nous passons un agréable voyage avec lui.

 

Nous arrivons dans la capitale en milieu de l’après-midi. Après avoir fait quelques courses pour notre dernier dîner ici, nous rentrons faire nos bagages.

 

Nous passerons notre dernière soirée en compagnie de Pauline et Sam tout en grignotant des Croques-Monsieur ;)

 

Ce séjour en Nouvelle-Calédonie nous a été très bénéfique. Après la Nouvelle-Zélande et sa météo chaotique, nous sommes venus chercher ici de la chaleur et du beau temps. Nous avons étés servis. De plus, nous avons rencontré des gens formidables. Un grand merci à Pauline et Sam pour leur accueil amical et chaleureux.

 

Concernant le pays en lui-même, nous avons trouvé qu’il y a un réel manque d’infrastructures touristiques. Dans plusieurs villages, les restaurants sont inexistants, pas même un snack ou un vendeur ambulant. Le logement est également un grand problème. Il n’y en a pas assez alors il faut toujours tout réserver. A force, cela devient pénible et bien contraignant surtout pour des voyageurs en mode sac à dos. Ne parlons pas des bus qui sont loin d’être fiables. Heureusement que le stop fonctionne bien !

 

Certains locaux vous diront que cela est du au fait qu’ils ne veulent pas de touristes chez eux ! Pourtant, d’autres affirmeront complètement l’inverse. A l’image du jeune Kanak qui nous a déposés à Bourail sur notre chemin du retour. En effet, il était en train de monter sa boite de transport de touristes et était très fâché d’apprendre que certains disent ne pas vouloir de tourisme en Nouvelle-Calédonie.

 

Après tout, c’est peut-être ce côté sauvage et inaccessible qui donne du charme à ce bout de terre perdu au milieu des océans ?

Commenter cet article

pem 22/01/2014 23:01

y'a pas foule sur les plages !

Sandie & Slava 23/01/2014 00:27

Ça c'est sur ! Ça fait du bien.