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SVK Tour

Le plateau des Bolovens

11 Mars 2014, 19:12pm

Publié par Sandie & Slava

Les Bolovens, le 08 et 09 février

 

Ce matin, nous quittons Champassak. D’après les locaux, pas besoin de réserver de billets de bus, il suffit de se mettre sur le bord de la route entre 7h et 10h et le bus public s’arrêtera.

 

Nous sommes donc sur la route principale à 6h45. Un mini-van passe et s’arrête devant nous. Il va bien à Paksé et pour le même prix que le bus local 20 000 kips par personne. Nous sommes un peu surpris car nous nous attendions au bon vieux bus public bien pourri. A la place, nous avons le droit à un mini-van tout confort avec juste deux passagères laotiennes.

 

Le van roule à tout allure et ne s’arrête quasiment pas. En 30 minutes, nous sommes au « New Market » de Paksé. On ne pouvait pas espérer mieux.

 

Pour aller au centre-ville, il y a 2km. Les tuk-tuks demandent 10 000 kips par personne ! Nous venons de faire plus de 30km pour 20 000 kips, nous n’allons pas payer 10 000 pour seulement 2km. Les conducteurs n’ont pas envie de négocier, tant pis, nous y allons à pieds.

 

L’objectif est de trouver un scooteur, pour partir faire le tour du plateau des Bolovens en 4 jours pour nous et en 7 jours pour Guigui et Jenni. Nous avons déjà fait le tri de nos affaires et mis dans nos petits sacs à dos juste le nécessaire. Nous pensons laisser nos gros sacs, soit au loueur de scooteurs, soit à une agence de voyage.

 

Nous faisons le tour des hôtels et des loueurs mais ça semble compliqué de trouver un scooteur. Ceux qui en ont, ne veulent pas que l’on monte à deux dessus et les autres n’ont que des motos… Nous ne comprenons pas pourquoi ? Jusqu’à présent, nous n’avions jamais eu de mal à trouver un scooteur pour deux mais ici, ça semble être la perle rare !? Nous commençons à désespérer et nous voyons le temps passer. Les loueurs nous disent que la route est trop mauvaise pour monter à deux sur un scooteur, ça risque de l’abimer. Concernant les motos, le passage de vitesses nous refroidit un peu.

 

Fatigués de tourner en rond, nous décidons alors de prendre le bus pour Paksong (une des villes centrales du plateau) et de voir là-bas si on peut trouver des scooteurs. Pour cela, nous devons retourner au New Market (2km) pour prendre un songtaew (un transport local, type gros tuk-tuk). Nous refaisons donc le trajet à pied… Youpiiiii !

 

Le songtaew part à 10h30 et coûte 20 000 kips par personne. Nous montons afin de réserver nos places et attendons le départ. On partira finalement vers 11h, pleins à craquer. En plus des deux bancs sur les côtés, un troisième se trouve au milieu où des gens s’assoient. Forcément, les genoux et les jambes s’entrechoquent. Sac de riz sous les pieds, plateau d’œufs à coté de soi, coqs dans les bras du voisin… Heureusement que ce n’est que pour une courte distance.

Dans le songtaew
Dans le songtaew

Dans le songtaew

Durant le trajet, une dame tenant un téléphone fixe à la main semble parler au combiné. Slava me dit pour rigoler : « regarde le téléphone portable local ! ». :) Mais au final ce n’est pas une blague, elle est bien en train d’utiliser un téléphone fixe pour passer ses communications depuis l’extérieur !? Enorme ! Plus tard on apprendra qu’il y a une batterie et une carte Sim dedans. Du coup ça fait réellement téléphone portable :).

 

Le trajet dure finalement très longtemps. Nous nous arrêtons constamment pour prendre des gens ou en faire descendre. Nous arrivons vers 13h à Paksong. Nous aurons mis 2h pour faire seulement 50km !

 

Nous prenons une chambre dans la seule guesthouse du coin, chez Simali (50 000 kips). Nous partons faire le tour du village, mais impossible de louer un scooteur ou une même une moto ! Les gens ne veulent même pas nous parler et nous disent « no no no ». On ne comprend pas… Cette ville est étrange.

 

En plus d’être moche, les gens nous repoussent en nous faisant des signes de la main à peine on s’approche d’eux. C’est comme si tout le monde a eu une consigne bien précise : « Ne pas avoir de contact avec les touristes ! ».

 

Bref, nous sommes tellement déprimés que nous pensons même repartir dès ce soir en bus de nuit pour ne pas perdre de temps dans ce coin sans intérêt.

 

En chemin vers notre hôtel, nous croisons un couple de français, Romain et Julie. Ils viennent d’arriver ici et nous conseillent d’aller chez « Mr Coffee », un café tenu par un européen qui donne de bonnes infos. Nous avions déjà essayé d’y aller plus tôt mais il faisait la sieste… A croire qu’il s’est bien habitué au rythme laotien.

 

Nous y retournons et discutons avec ce néerlandais. Il nous explique qu’il peut nous louer sa moto semi-automatique. Apparemment ce n’est pas très compliqué à conduire. Sinon, il est aussi facile de faire le tour des Bolovens en bus. Nous sommes rejoints très vite par Julie et Romain.

 

Ils reviennent de Tad Lo, une autre ville du plateau des Bolovens qui est apparemment très sympathique. Ils y sont restés 5 jours tellement ils étaient bien. Du coup, nous décidons de continuer notre tour en bus et ne repartons pas ce soir-là.

 

Notre programme est prêt pour le lendemain. Avant de rejoindre Tad Lo en début d’après-midi, nous allons essayer d’aller voir les chutes de Tad Fan qui ne sont pas très loin de là.

 

Nous rentrons prendre une douche et nous nous couvrons un peu car ici les soirées sont fraiches. Pour diner, nous tentons le premier restaurant que nous voyons. Il est vide. Nous demandons au monsieur installé derrière son bureau si l’on peut manger. Il se lève et enlève brusquement une couverture sous laquelle apparait une femme allongée. Il la réveille violemment. Ça doit être la cuisinière. :) Nous sommes un peu gênés. Elle finit par nous dire qu’elle peut nous servir que de la soupe. Peu emballés, nous préférons aller voir ailleurs s’il n’y a pas autre chose.

 

Nous finissons par trouver un des rares restaurants ouvert, avec du monde. Leurs spécialités est le barbecue laotien qui ressemble beaucoup à la fondue vietnamienne. Il s’agit, en fait, de faire cuire les légumes et les nouilles dans un bouillon. Quant à la viande, elle est grillée sur le dessus. Un régal !

 

Nous nous faisons même plaisir en leurs prenant un des gâteaux à la crème qui nous regardait depuis sa vitrine :). Il s’avère être aussi bon que beau. :)

Au restaurant avec Jenni et Guigui
Au restaurant avec Jenni et Guigui

Au restaurant avec Jenni et Guigui

Le lendemain, nous retrouvons Julie et Romain vers 8h qui veulent aussi aller aux chutes de Tad Fan. Jenni et Guigui, ont décidé de louer la moto du néerlandais afin de visiter un peu plus la région et de ne partir pour Tad Lo que le lendemain.

 

Sur le bord de la route principal, nous arrêtons un bus qui va vers Paksé. Il peut nous déposer aux chutes pour 10 000 kips par personne. Le bus s’avère être un bus karaoké ! Il y a des micros suspendues et des clips passent à la télé avec les paroles. Mais le bus est vide donc pas de chanteurs. :)

 

Douze kilomètres plus loin, nous sommes arrivés. Nous faisons 500m sur un chemin en terre pour rejoindre l’entrée. Il y a plein d’échoppes les une à côtés des autres qui proposent des tasses de thé mais surtout de café. Rappelons le, la région est très célèbre pour ses grains.

 

Nous laissons nos gros sacs dans l’une d’entre elles et partons faire la visite. L’entrée coûte 5 000 kips par personne.

 

Au milieu de la forêt, nous arrivons près d’un Lodge qui fait face aux chutes. Ce sont les plus hautes de la région. Deux filets d’eau tombent sur plus de cent mètres dans une profonde gorge. Malheureusement, on ne peut les voir que de loin et l’environnement fait qu’il est difficile de s’en approcher. La lumière n’est pas, non plus, en notre faveur. 

Les chutes de Tad Fan
Les chutes de Tad Fan

Les chutes de Tad Fan

Nous tentons de prendre quelques chemins de randonnée mais ils semblent mener nulle part. Avant de récupérer nos sacs, nous faisons une pause-café avec Julie et Romain. Le plateau des Bolovens regorge de plantation de café, c’est l’occasion de goûter. En plus le thé est offert !

 

Nous sommes à nouveau sur le bord de la route vers 11h. Il est déjà tard, nous laissons donc Julie et Romain qui partent voir d’autres chutes qui se trouvent à 2km de la route principale. De notre côté, nous préférons tenter de rejoindre Tad Lo au plus vite afin de ne pas arriver trop tard.

 

Un premier bus s’arrête, nous montons et il nous demande 20 000 kips par personne pour faire seulement les 17km qui nous séparent de l’intersection pour Tad Lo ! C’est beaucoup trop cher, donc nous descendons. Quelques minutes plus tard, une voiture avec des locaux s’arrête. Ils acceptent de nous prendre en stop et nous déposent au carrefour quelques minutes plus tard. Nous sommes surpris qu’ils ne nous demandent pas d’argent. On ne s’attendait pas à faire du stop au Laos !

 

De là, nous nous mettons sur la route partant vers Savanakhet et attendons qu’un bus passe. Quelques minutes plus tard, un bus local s’arrête. Il demande 30 000 kips par personne, c’est le prix pour faire Pakse – Savanakhet. Vu que nous voulons descendre avant nous essayons de négocier le prix. Impossible ! Ils ne veulent rien savoir. Que tu montes ou pas, ils s’en fichent. Ça se passe souvent comme ça d’ailleurs. Ils ne se stressent pas trop les laotiens.

 

Nous finissons par monter car nous ne savons pas quand passera le prochain bus. A l’intérieur, c’est bien kitch, rideaux colorés et ampoules multicolores ! Nous parcourons les 60 km qui nous séparent de Tad Lo en 1h30. Bien évidemment les sacs de riz sont de la partie :).

Le bus local

Le bus local

Déposés sur le bord de la route, il faut encore marcher environ 2km pour rejoindre le bourg où se trouvent les hébergements.

 

C’est dans un petit village au bord de la rivière que nous arrivons. Chemin en terre, maison en bois sur pilotis, poules, coqs et cochons font le décor.

 

Les premières auberges que nous visitons, sont soit pleines soit vraiment rudimentaires avec des matelas terribles. Slava est crevé. Il s’assoit dans un coin et garde les sacs pendant que je continue la recherche. En traversant la rivière, je finis par trouver un bungalow pour 60 000 kips au Saise Guesthouse juste aux pieds des chutes. C’est plus cher qu’ailleurs mais au moins c’est confortable. En plus, le bungalow est isolé en pleine forêt. Le bruit lointain des chutes nous sert de fond sonore. Ça change des coqs …

Notre bungalow chez Saise Guesthouse
Notre bungalow chez Saise Guesthouse

Notre bungalow chez Saise Guesthouse

Nous déjeunons chez la célèbre « Mama Pap » recommandée par Julie et Romain. L’endroit est réputé pour servir d’énormes portions pour pas cher. Nous prenons un plat pour deux et ça nous suffit amplement !

 

Nous partons ensuite nous balader aux alentours. Les porcs en liberté déambulent dans le village et montrent parfois leur museau à l’entrée des restaurants. Peut-être ont-ils faim ? La journée touche à sa fin et c’est l’heure de la baignade pour tout le monde, les locaux et les éléphants ! Nous assistons donc à leur toilette dans la rivière.

Le village de Tad Lo
Le village de Tad Lo
Le village de Tad Lo

Le village de Tad Lo

La toilette des éléphants
La toilette des éléphants
La toilette des éléphants

La toilette des éléphants

Malheureusement, l’endroit sert également de salle de bain aux locaux.Nous sommes un peu désespérés de retrouver les emballages de shampoing individuel au bord de l’eau…

 

Nous finissons la journée avec une bière sur la terrasse de notre hôtel dans un cadre fabuleux. Il aura quand même fallu réveiller la serveuse endormie sur une chaise pour commander notre brevage. Décidément, ses laotiens, ils passent vraiment leur journée à dormir ! :)

Comment bien finir la journée :)
Comment bien finir la journée :)

Comment bien finir la journée :)

Pour diner, nous retournons chez Mama Pap. Nous avons tellement faim que nous prenons un plat chacun. Grosse erreur ! Nous avons beaucoup de mal à finir et nous repartons avec le ventre plein à craquer.

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