Les merveilles de Sipan
Chiclayo, le 30 mai
Après un trajet en bus de nuit, des plus confortables (ce n’est pas ironique du tout, la compagnie Civa est une des meilleures compagnies de bus prises au Pérou), nous voilà dans le nord du pays sur la côte, à Chiclayo.
Chiclayo est une assez grande ville, plutôt moderne. Après avoir trouvé un hôtel pas trop cher (ça n’a pas été si simple que ça), nous nous empressons d’aller visiter le fameux musée de Sipan pour lequel nous sommes venus.
Il se trouve dans le village de Lambayeque. Pour s’y rendre, il faut prendre un « collectivo ». Jusqu’à présent (au Costa Rica et au Mexique), ce que l’on appelait « collectivo » était un minibus mais au Pérou, c’est différent ! Après avoir fait quelques tours dans la rue d’où partent les collectivos, sans rien trouver, on finit par demander où ils sont. Et là, on nous montre un garage de voitures ? Les « collectivos » sont en fait des taxis collectifs :). Les taxis font la queue les uns derrières les autres, attendant d’être pleins pour partir.
Arrivés à Lambayeque, changement de décors. La plupart des routes sont des chemins en terre, les feux de circulation ne fonctionnent pas et c’est un grand bordel. Les seules routes bitumées semblent être aux abords du musée ! :)
Le musée de Sipan, exhibe toutes les richesses trouvées dans les tombes de la pyramide de Sipan, qui sont vieilles de plus de 1750 ans. On nous le contait comme l’une des plus grandes découvertes archéologiques du Pérou et il est vrai que c’est impressionnant.
Le musée est vraiment bien fait. On commence par nous présenter la civilisation Moche (oui on sait), leur cité et leur mode de vie puis on arrive progressivement à la reconstitution de la pyramide de Sipan avec l’emplacement des tombes retrouvées. Trois d’entre elles sont présentées, celle du señior de Sipan, du grand prêtre et celle du vieux señior.
Ce qui est incroyable, c’est que ces personnages étaient enterrés avec des dizaines et des dizaines d’objets de valeurs, tels que des colliers, des tissus, des couvre-chefs ou des armes superposés les uns sur les autres au-dessus du corps… Les défunts n’étaient pas seuls dans leurs tombes, ils étaient entourés de plusieurs femmes, d’un gardien, d’un militaire, d’un enfant et d’animaux, comme des chiens et des lamas. Nous n’avons pas bien compris si tout ce monde était sacrifié à la mort du señior mais ce qui est sûr, c’est que les animaux l’étaient.
C’est vraiment impressionnant de voir dans quel état ont été retrouvées les tombes. On peut vraiment bien voir toutes les couches et distinguer tous les objets. Le travail de restauration est aussi spectaculaire.
Nous n’avons malheureusement pas de photos à vous montrer car c’était interdit (et ils ne rigolaient pas avec ça). Un détecteur à l’entrée, nous oblige à laisser au casier, appareils photos, téléphones, cameras ou tout objet électronique permettant de prendre photos ou vidéos !
On peut néanmoins vous montrer l’extérieur du musée.
Avant de rentrer sur Chiclayo, nous avons fait un tour au marché pour faire le plein de fruits et nous avons acheté une spécialité locale sucrée vendue dans tous les coins de rues. Ce n’est pas donné mais c’est bon :).
De retour à Chiclayo, nous achetons notre billet de bus pour la prochaine destination, Trujillo. Cette étape fut courte mais très intéressante. C’était une bonne entrée en la matière pour découvrir les anciennes civilisations du Pérou.
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