Champassak et les ruines du Wat Phou
Champassak, le 06 et 07 février
En revenant de la région des 4000 îles, il est quasi obligatoire de repasser par Paksé. Il est possible de faire le trajet directement ou alors, comme nous, faire une halte à Champassak. Un village situé à quelques dizaines de kilomètres de la grande ville. A vrai dire, ce n’est pas le village en lui-même que l’on vient voir mais plutôt les ruines du Wat Phou. Un temple inscrit au patrimoine mondial de l’Unseco et décrit comme étant le plus beau du Laos, rien que ça !
Normalement, le départ a lieu depuis l’hôtel de Jenni et Guigui. Nous n’avons pas de billets, mais la veille la famille voisine chez qui nous avons diné nous a dit qu’il n’y aurait pas de problèmes. Effectivement, nous n’avions pas à nous inquiéter car ce matin, un monsieur est venu nous apporter les tickets. Et le bateau est bien là, comme prévu. Nous avons le droit à une barque privée ! :) Quelques 30 minutes plus tard, il nous dépose sur la « Grande Terre ». Ensuite, c’est un mini van qui prend le relais. En environ 2 heures, nous voilà rendus à Ban Muang. Ce trajet nous aura coûté 50 000 Kips par personne.
De là, il faut traverser le Mékong. Un bateau est déjà là et demande 20 000 Kip par personne. Cela nous parait excessif puisque notre guide nous indique 30 000 Kips pour le bateau complet. Le prix est donc à partager entre les participants. Dans notre cas, nous sommes 6, nous 4 et deux autres Françaises.
Apparemment personne ne souhaite marchander. Les deux Françaises sortent même déjà l’argent … J’essaie quand même. Le gars nous propose 15 000 par personne, dernier prix. Tout le monde semble satisfait et commence à grimper dans le bateau. Je sens la mauvaise affaire. C’est vraiment louche, c’est le même prix que nous avons payé pour faire presque 15/20 minutes de bateau aux 4000 îles. Là, on voit l’autre bord, il y en a pour 5 minutes maxi… malgré mes doutes, je suis le groupe, de toute manière, il n’y a pas d’autres bateaux à l’horizon.
Nous quittons la plage et là, une des Française nous sort : « Ah mais c’est écrit dans mon guide qu’il y a un bac pour faire la traversée et c’est 3 000 Kips par personne » !?!? Heureusement qu’avant de monter dans le bateau, je lui ai demandé deux fois de regarder dans son guide (plus récent que le nôtre) s’il n’y avait pas une information quelconque sur cette traversée … Bien évidemment elle m’a dit « Non » deux fois :(.
Bref, j’étais à deux doigts de la foutre par-dessus bord. Mais bon tant pis. On sera plus vigilants la prochaine fois.
Au bout de 5 minutes, comme je le supposais, nous voilà de l’autre côté. A partir de là, il reste encore 2 kilomètres pour rejoindre le centre du village.
Des tuk-tuk sont là et demandent 10 000 Kips par personne, du foutage de gueule. Dalleurs, le prix passe tout seul à 5000 par personne en 10 secondes top chrono. Les deux Françaises ne bronchent pas et sautent dans le tuk-tuk.
Déjà saoulé par l’affaire du bateau, je propose à un autre conducteur 2 000 Kips par personne, à prendre ou à laisser. En 2 minutes, l’affaire était pliée. Il nous dépose en moins de 5 minutes en plein centre.
Là, commence une laborieuse recherche d’hôtel. Déjà qu’ils ne sont pas très nombreux, il faut éliminer les trop chers puis ceux qui sont vraiment pourris. Si on enlève en plus ceux qui sont complets, il ne reste pas grand-chose…
On se posera finalement au « Si Ame Phone » à 45 000 Kips la chambre double après marchandage. C’est de loin la meilleure affaire du coin !
La fin de l’après-midi, nous la passerons tranquillement au bord du Mékong. C’est calme et apaisant. De plus, les paysages sont vraiment magnifiques.
Tout à l’heure, en recherchant notre hôtel, nous avons appris que le bus pour Paksé l’après-midi coûte 50 000 kips alors que celui du matin c’est seulement 20 000 kips ! Il s’agit en fait d’un bus local le matin et d’un mini-van (privé) l’après-midi.
A la base, nous avions prévu de visiter les ruines le lendemain matin et partir pour Paksé dans l’après-midi. Avec ce nouveau paramètre, nous changeons nos plans. Nous allons finalement passer 2 nuits sur place et allons partir le sur lendemain matin avec le 1er bus local. Ainsi nous arriverons sur Paksé suffisamment tôt pour enchainer sur notre itinéraire sans perdre la journée.
Aujourd’hui, nous nous levons tôt pour aller visiter les ruines de Wat Phou. C’est le matin que les couleurs sont les plus belles et il n’y a pas trop de monde.
Le site se trouve à 8km du village. Pour y aller, nous louons des vélos à notre hôtel (10 000 Kips par vélo pour la journée). C’est goudronné et plat tout le long. Aucune difficulté. En y allant tranquillement, nous y arrivons en environ 45 minutes.
L’accès coûte 35 000 Kips par personne. Cela inclut la visite des ruines et d’un musée qui se trouve à l’entrée.
Bien que tout en longueur et sur plusieurs niveaux, le site n’est pas très grand. Il faut, tout de même, compter au moins 2h pour le visiter voir 3h si l’on veut prendre son temps et tout voir. Ces ruines datent d’avant les Khmers mais elles nous rappellent vraiment les temples d’Angkor visités il y a maintenant 4 ans.
Sur le chemin du retour, plusieurs autres temples peuvent être visités. Ils ne ressemblent en rien à Wat Phou mais y jeter un œil ne sera pas du temps perdu.
Avant d’arriver à notre hôtel, je profite d’une pause pour me faire couper les cheveux pour 10 000kips (1€). :) Le coiffeur y va à la tondeuse, sans sabot, et aux ciseaux. Il commence par les bords. Il fignole tellement qu’on se demande s’il va laisser la touffe sur le haut de ma tête. Cela semble l’amuser. Je lui demande de couper un peu plus court. Il hésite à prendre le sabot. N’ayant pas l’air à l’aise, il continu sans. Au final, le résultat est plutôt réussi.
Finalement, nous avons trouvé que Champassak n’était pas si touristique que ça, mais nous avons tout de même senti que l’effet « Patrimoine mondial de l’Unseco » avait un réel effet sur les prix des hébergements bien sûr mais sur la nourriture également.
Heureusement que le cadre au bord du Mékong est sympa et que les locaux sont adorables, serviables et toujours de bonne humeur.
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