Les montagnes d'Arthur's Pass
Arthur's Pass, le 5 et 6 octobre
Ce matin-là, nous nous levons de bonne heure pour aller randonner. Nous finissons la très belle route jusqu’au petit village d’Arthur’s Pass et allons voir l’office du tourisme. Il y a plusieurs balades à faire dans le coin, des grandes et des petites. Au niveau de la météo, ce n’est pas optimal mais ça pourrait être pire.
La plus célèbre des randonnées du coin est l’Avalanche Track, mais celle-ci est fermée à cause de la neige. Cependant, on peut faire la Scott Track qui est la prolongation de la précédente. Cette dernière se fait en 8h aller-retour avec un dénivelé de 1100m. Ce n’est donc pas de la balade tranquille. Nous hésitons un peu car le ciel est bien couvert et nous ne sommes pas au mieux de notre forme. Mais d’un autre côté, nous sommes venus pour ça, alors on se décide finalement à la faire. Il est déjà presque 10h, il ne faut donc pas trainer.
Le début du chemin est bien caché le long de la route dans un virage. Ça commence à grimper tout de suite. Il n’y a pas de neige mais certains passages sont un peu glissants à cause de la boue. Après une montée bien raide dans les bois, on arrive sur une vue dégagée. Cela ne dure pas très longtemps puisque le reste de la balade se poursuit à nouveau dans les sous-bois.
Nous sommes épuisés ! Cela fait à peine 1h que nous marchons et nous commençons déjà à calculer la distance restante à parcourir. La côte est raide et demande parfois un peu d’escalade. Au bout de 2h, nous sortons des bois et arrivons sur la crête de la montagne. Dommage que le temps soit si couvert. On ne peut qu’imaginer la vue qui doit être bien sympa.
Le vent souffle. Nous profitons alors d’un petit recoin entre deux bosquets pour faire une pause pique-nique et reprendre des forces. Nous en avons bien besoin.
La balade continue ensuite à flanc de montagne. Il n’y a quasiment plus d’arbustes juste de la paille. On commence à apercevoir le sommet enneigé, il ne semble plus si loin.
Une fois la paille passée, on attaque la grimpette sur la roche. Pour le moment, on arrive à éviter la neige et ce n’est pas plus mal. Le vent souffle de plus en plus fort et il fait froid. Plus nous avançons et plus le sommet semble reculer. C’est très frustrant. On ne voit pas le bout et nous sommes vraiment crevés.
Pour arriver au sommet, nous serons finalement obligés de marcher dans la neige. Le chemin est assez étroit et entre roches et neige, on manque plusieurs fois de tomber.
Bien que nous ne voyons pas grand-chose de la fabuleuse vue dont on est censé jouir, nous sommes contents d’être arrivés tout en haut.
Après quelques minutes, nous redescendons. Le retour semble encore plus long que l’aller. Nos jambes tremblent sous l’effort. On a hâte d’arriver !
Trois heures trente plus tard, nous sommes enfin en bas. Nous retournons au van et reprenons le chemin retour pour trouver un endroit où dormir.
Le lendemain, nous aimerions faire une autre balade. Une plus petite cette fois. L’office du tourisme nous ayant conseillés la Bealey Track (3h aller-retour), nous tentons d’aller dormir pas très loin du départ de ce sentier.
Nous trouvons alors un petit coin bien sympathique près de la rivière. Le temps s’est dégagé alors pour fêter ça nous sortons une bouteille de vin rouge. :)
Le lendemain, il ne fait pas trop moche. :) Nous prenons le petit-déjeuner dans notre coin au bord de la rivière et allons faire la balade.
Une bonne partie de la randonnée se fait en sous-bois. Cà ne grimpe pas trop et il n’y a pas trop de pièges sur le chemin, c’est agréable. Au bout d’une heure, nous commençons à grimper et sortir de la forêt. De là, les sommets des montagnes voisines apparaissent.
Nous continuons ensuite à avancer à travers les herbes hautes et petits buissons, jusqu’à arriver au point de vue final de la marche. Il est possible de continuer plus loin pour monter au sommet de la montagne mais ça demande 3 bonnes heures supplémentaires que nous n’avons pas prévues.
Nous nous posons là et admirons la vue. Il y a beaucoup de vent, du coup nous ne restons pas longtemps et redescendons dans le sous-bois nous mettre à l’abri.
Sur le chemin du retour, nous croisons un oiseau très répandu en Nouvelle-Zélande, le Kea. Il est comme les coatis des Chutes d’Iguazu, il pique tout ce qu’il trouve.
Nous déjeunons sur la route près d’un lac, puis nous roulons afin de rejoindre la côte Est. En chemin, nous ne manquons pas de faire un stop à Springfield pour manger un donut. :P
Défilé de donuts
Plus loin sur la route, le soleil, sur le point de se coucher, illumine le ciel et les nuages de belles couleurs.
Nous atteindrons la côte à la hauteur de Timaru où nous trouvons un endroit bien agréable pour passer la nuit. Apéro sur la plage et petite promenade digestive après le diner. :)
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