Ça Chutes d'Iguazu
Chutes d'Iguazu, le 27 et 28 août
Nous quittons Wanda sous le soleil ! Il ne pleut plus et il fait beaucoup moins froid que les jours précédents. La journée s’annonce idéale.
Au bout d’une heure, nous arrivons à Puerto Iguazu ville touristique avec des dizaines d’hôtels. C’est le meilleur point de départ pour aller visiter les chutes brésiliennes mais également argentines. Il y a plusieurs bus par jour qui font la navette. Ayant une voiture, nous ne nous préoccupons pas des bus et allons directement chercher un hôtel. C’est chose faite au bout de 3-4 endroits visités. Nous déposons nos bagages et partons vers la frontière brésilienne.
Au bout de 10 minutes de route, nous sommes au poste de contrôle. En théorie, il faut une autorisation de passage pour les voitures de location. Notre guide du Routard indiquait que cette autorisation n’était qu’une formalité et que l’on pouvait l’obtenir gratuitement. En réalité, ce n’est pas le cas, le petit bout de papier est payant et coûte assez cher (environ 450-500 pesos) ! Nous ne l’avons pas mais essayons tout de même de traverser, si ça passe tant mieux sinon on laisse la voiture et on attend le prochain bus.
Finalement, aucun problème, l’officier n’a même pas vérifié les papiers de la voiture … ça nous arrange :).
Encore quelques kilomètres et nous voici à l’entrée du parc national. Le parking est payant (15 riels la journée) mais il y a un autre parking juste avant l’officiel (10 riels la journée). On se gare sur le moins cher, l’entrée est à 2 minutes à pieds.
Nous achetons nos places, évidemment au tarif le plus élevé … nous sommes touristes, il ne faut pas l’oublier et c’est bien connu, le touriste est riche:/. Bref, c’est parti !
Une fois les guichets passés, un bus nous attend. En effet, il faut un bon quart d’heure pour atteindre les passerelles d’où commence la visite. Pendant le trajet, on nous donne 2-3 infos dont une qui aura son importance. On nous indique de ne pas nourrir les coatis qui se promènent dans le parc.
Nous voilà rendus aux passerelles, au fur et à mesure où nous avançons le bruit des cascades, se rapproche de plus en plus et tout à coup, elles sont là ! Que le spectacle commence.
Comme prévu les coatis sont également là.
Il est l’heure de manger et nous cherchons un endroit où nous poser. Etant bien élevés, nous demandons au préalable à un employé, les zones dans lesquelles nous pouvons pique-niquer. Il nous indique plusieurs emplacements où il y a des bancs et nous rappelle de ne pas nourrir les coatis. Nous décidons de nous poser sur un banc indiqué par l’employé, en face de ces majestueuses chutes.
Nous commençons à manger, et voilà qu’un coati se pointe. Ayant bien compris le message diffusé dans le bus, nous ne souhaitons pas qu’il mange les miettes qui tombent alors on essaie de le faire fuir. Rien à faire, c’est plus têtu qu’un âne ! Il revient constamment à la charge. Quelques minutes plus tard, d’autres coatis arrivent en renfort. Je sens que ça peut déraper alors je demande à Sandie et Dominique de ranger pendant qu’un autre touriste m’interpelle et commence à me pourrir à cause du coati que j’essayais désespérément de faire partir. J’ai eu à peine le temps de lui répondre que la meute de coatis se jette sur la nourriture que les filles n’ont même pas eu le temps de rassembler. Bagarre générale entre coatis, chacun pour sa peau ! Dans la confusion un des coatis croque la jambe de Sandie, ça me rend fou puisque quelques minutes plus tôt dans le bus on nous indiquait que ces bêtes pouvaient être porteuses de la rage … sans même réfléchir je shoot le coati qui retombe 3 mètres plus loin. Il n’y a plus de nourriture à voler alors les bestiaux s’en vont.
On s’empresse de vérifier la jambe de Sandie, heureusement seul le pantalon a souffert. Ouf …
Pas le temps de souffler. Le gars qui me pourrissait juste avant l’incident revient à la charge de plus belle. Puis s’engage un dialogue de sourds. Lui m’explique que nous n’avions pas à manger là et me dit que je n’aime pas et ne respecte pas les animaux. Moi qui lui dit tout le contraire et lui indique que l’employé du parc nous avait bien confirmé que l’on pouvait manger ici sans problème. Bref, au bout de 20 minutes tout le monde se calme et la visite continue avec des chutes, des chutes et encore des chutes.
Nous arrivons ensuite vers le clou du spectacle, la « Garganta del Diablo », la gorge du diable. Une passerelle permet de s’en approcher au plus près. Au cœur des chutes, nous sommes vite trempés. Il faut sortir les ponchos ! :) C’est vraiment impressionnant de voir cette quantité d’eau se déverser.
La visite se termine en prenant de la hauteur grâce à un ascenseur. Cela permet d’avoir un autre angle de vue. De là-haut, on peut voir le contraste entre la rivière, qui au loin, semble toute calme et tranquille et qui tout à coup tombe dévoilant toute sa puissance. Nous restons subjugués devant ce spectacle et nous avons beaucoup de mal à partir. Après un petit quart d’heure d’admiration, nous repartons en nous disant que de toute façon, nous les retrouverons le lendemain.
Les chutes côté Brésilien
Le lendemain, c’est au tour du côté Argentin. La différence majeure avec le côté Brésilien est qu’on se trouve littéralement au milieu des chutes. On les ressent, on les vit ! Le parcours de passerelles est assez bien fait et permet d’apprécier des panoramas exceptionnels mais aussi de s’approcher au plus près de ces chutes majestueuses.
Pour un supplément assez conséquent (presque équivalent au prix d’entrée du parc), il est possible d’embarquer dans un bateau qui navigue sur la rivière et qui s’approche encore plus près des chutes. Oui, ça fait très touriste et c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est mais bon, on s’est bien amusé et on s’est fait tremper jusqu’aux os, vidéo à l’appui :).
L'eau ça mouille :)
La balade se poursuit toujours et encore au travers de ces panoramas impressionnants. On ne s’en lasse pas et d’une chute à une autre, nous ne cessons d’être émerveillés.
On fait même quelques photos artistiques.
Il est temps maintenant d’aller apprécier le clou du spectacle, la fameuse gorge du diable que l’on peut apercevoir côté Brésilien. Pour cela, il faut prendre un petit train car c’est un peu loin et à priori interdit de faire le chemin à pied. Le guide du routard conseillait de le faire en fin de journée, car il y a moins de monde et il avait raison. Mais il faut bien vérifier l’heure du dernier train pour ne pas rester coincés.
A la sortie du train, nous prenons une longue passerelle au-dessus du fleuve. Il est immense… la chute risque d’être impressionnante.
Au bout, on commence d’abord par entendre le bruit, l’excitation monte. Puis on arrive en plein cœur de la gorge du diable. On reste muet devant la puissance colossale qui s’en dégage. Le débit moyen est de 1500 mètres cubes par seconde ! Imaginez 1 500 000 litres d’eau qui tombent chaque seconde... et ça peut être bien plus, tellement plus que la passerelle vers la gorge du diable peut rester fermée ! En un mot, moment inoubliable.
Non sans mal, nous quittons cette splendeur la tête remplie d’images extraordinaires. Les chutes d’Iguazu deviennent à ce moment-là, notre meilleur souvenir de voyage et oui il y a plus dingue que le Salar de Uyuni …
Chutes du côté Argentin
Pour rattraper le retard pris sur le planning à cause du mauvais temps, nous faisons le trajet du retour de nuit. Nous avalons plus de 1000Km et nous nous rendons en fin de matinée à Lujan pour visiter sa célèbre basilique construite en l'honneur de la vierge de Lujan. Celle-ci se trouve à 68km de Buenos Aires.
Après cette petite halte, nous rentrons tranquillement sur Buenos Aires afin de restituer notre voiture de location et retrouver Miguel et Mirta. Nous passerons une dernière journée avec eux avant de s’envoler pour une autre destination incroyable, la Patagonie.
/image%2F0436804%2F201302%2Fob_6d1ba5_montagephotoaccueil-copy.jpg)
Commenter cet article