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Bariloche, la Suisse en Argentine

5 Décembre 2013, 04:51am

Publié par Sandie & Slava

Bariloche, du 12 au 14 septembre

 

Nous voilà rendus au terminal d’Esquel. Il est très tôt mais la plupart de guichets sont ouverts alors nous nous mettons à la recherche d’un ticket de bus pour Bariloche, notre destinations finale. Certains n’y vont pas d’autres sont trop chers. Nous atterrissons chez « Via Bariloche » qui propose plusieurs départs par jour. Il y en a un justement dans moins d’une heure. Sauf que voilà, le guichetier nous fait patienter avant de nous vendre quoi que ce soit. En effet, il n’y a pas eu de départs depuis plusieurs jours, du coup les personnes ayant déjà un billet et n’ayant pas pu partir sont prioritaires par rapport aux nouveaux clients. Nous sommes obligés d’attendre afin de voir si ceux avec billets se présentent au guichet afin d’échanger leur billet ou pas… Finalement, après quelques minutes d’attente et un peu de forcing, l’employé se décide enfin à nous vendre deux sièges.

 

Le bus, plein à craquer, part vers 7h30. Il y a environ 3 heures de voyage. En 1h30 nous atteignons El Bolson ville qui se trouve à peu près à mi-chemin. Là, cohue générale, il n’y a pas assez de places pour tout le monde ! Ceux qui veulent monter sont plus nombreux que ceux qui descendent. Bref, au bout de 45 minutes nous repartons et approchons tranquillement la zone sinistrée.

 

Au loin, nous apercevons des gendarmes qui font signe à notre chauffeur de ralentir et de se mettre sur le bas-côté. Il y a déjà beaucoup de monde. Personne n’est autorisé à passer. Tout le monde est un peu étonné de cet arrêt puisque la route endommagée ne se trouve qu’à 50 kilomètre de là … Les gendarmes nous expliquent que nous ne pourrons continuer qu’à partir de midi ! Il est 10h30 :(.

 

Tout le monde râle, une femme s’énerve, elle a un avion à prendre vers 14h … Nous, nous sommes trop fatigués pour protester, de toute manière ça ne servirait à rien. Les ordres sont les ordres. Alors nous patientons et en profitons pour faire quelques photos.

Le blocage sur la route
Le blocage sur la route
Le blocage sur la route

Le blocage sur la route

Finalement, le passage est ré-ouvert à 11h30. Nous passons vers la zone sinistrée mais le plus gros a été dégagé. La circulation est alternée, d’où la fermeture par les gendarmes. De la boue et quelques gros morceaux d’arbres trainent encore sur le bas-côté de la route. Cela nous laisse imaginer l’importance des dégâts.

 

Tant bien que mal, nous arrivons à destination vers 12h30 avec près de 2 heures de retard. Le terminal de bus se trouve à l’écart de la ville. Il est nécessaire de prendre un bus pour s’y rendre. Nous tentons le stop et en seulement quelques minutes une voiture s’arrête puis nous dépose en plein centre. Nous en profitons pour faire un tour à l’office de tourisme pour voir ce qu’il est possible de faire dans les environs.

 

Nous ressortons un peu déçus car la plupart des sentiers de randonnée ne sont pas praticables à cause de la neige ! La fille de l’office nous conseille d’aller nous balader dans le parc municipal de « Llao Llao », aux pieds des lacs, le parc n’est pas couvert par la neige. Nous pouvons également aller skier, en effet Bariloche est une destination prisée pour les sports d’hiver (les pistes ne se trouvent pas dans la ville même mais à quelques kilomètres de là). Dernière possibilité, visiter la ville.

 

Mais avant de faire quoi que ce soit, il nous faut nous loger. Les premières auberges visitées ne nous emballent pas plus que ça. Trop de monde, chambres pas terribles et assez chères, au plus bas, 200 pesos pour nous deux avec salle de bain partagée. Au bout d’une heure toujours rien, nous continuons à prospecter. Je tente un « hostel » pendant que Sandie est en train d’en voir un autre.

 

Je rentre dans le hall, c’est super calme. Il n’y a pas l’air d’avoir de clients. Un jeune homme me fait visiter une chambre impeccable avec salle de bain privée et chauffage central. On a même le WiFi dans la chambre ! Le tout pour 200 pesos petit déjeuner inclus. Ça semble parfait. Sauf que voilà, le nouveau propriétaire qui a racheté cette auberge est en train de la transformer en hôtel. Autrement dit, il change de catégorie et par conséquent, d’un point de vue réglementation, les clients ne doivent pas avoir accès à la cuisine, notre critère numéro un. Nous sommes dans une ville assez riche et manger au restau tous les jours reviendrait vraiment très cher.

 

On parlemente, on essaie de trouver une solution et finalement on tombe d’accord. Ils nous laissent utiliser la cuisine uniquement le soir pour limiter le risque de tomber sur un contrôle. Ça nous va très bien, le midi nous avons l’habitude de nous faire des sandwichs.

 

Nous prenons possession des lieux et allons-nous promener dans cette très jolie ville. Bariloche a cet air de village de montagnes avec ses chalets, ses lacs et ses monts enneigés. Parfois, nous avons l’impression d’être en Suisse tellement il y a des boutiques de chocolat :). Nous profitons des nombreuses boutiques pour remplacer nos lunettes de soleil dérobées quelques jours plus tôt.

 

Il commence à faire assez froid alors nous rentrons nous réfugier dans notre chambre douillette et si bien chauffée :).

La ville de Bariloche
La ville de Bariloche
La ville de Bariloche
La ville de Bariloche

La ville de Bariloche

Nos nouvelles lunettes de soleil

Nos nouvelles lunettes de soleil

Entre les remontées mécaniques, la location du matériel et le transport aux pieds des pistes, le ski représente un budget assez important. Nous mettons donc cette activité de côté et tentons la balade dans le parc municipal.

 

Pour s’y rendre, il faut prendre un bus. En effet, l’entrée du parc se trouve à environ 25Km du centre-ville.

A l'arrivée du bus, vue depuis l’hôtel & resort Llao Llao
A l'arrivée du bus, vue depuis l’hôtel & resort Llao Llao

A l'arrivée du bus, vue depuis l’hôtel & resort Llao Llao

La plupart du temps, le chemin est plat et assez agréable. Au bout de 500 mètres nous arrivons au « Bosque de Arrayanes », ces arbres au tronc brun.

Le chemin du début de la balade

Le chemin du début de la balade

Les Arrayanes
Les Arrayanes

Les Arrayanes

La balade se poursuit toujours dans le bois et nous arrivons au « Mirador del Moreno » qui permet d’avoir une vue imprenable sur le lac Moreno et la chaine de montagnes qui l’entoure.

Au lac Moreno
Au lac Moreno

Au lac Moreno

Un peu plus loin, on s’accorde une pause déjeuné aux pieds du « Lago Escondido ». Beaucoup plus petit que les autres, il parait calme et paisible.

Au lac Escondido
Au lac Escondido

Au lac Escondido

On rebrousse chemin, direction plein nord vers le « Mirador del Tacul » qui permet de voir une autre vue des lacs et de la chaine de montagnes environnante.

Vue du mirador del Tacul
Vue du mirador del Tacul
Vue du mirador del Tacul

Vue du mirador del Tacul

Pour les plus sportifs, il est possible de monter sur le « Cerrito Llao Llao » qui culmine à 1000m d’altitude. Ça grimpe bien mais c’est largement faisable, pas de grandes difficultés. En haut, vue plongeante sur les lacs et les montagnes qui les entourent. Magnifique !

 

De là, environ 3Km pour revenir au point de départ. En tout, nous aurons quand même marché plus de 15 kilomètres !

Vue depuis le cerrito
Vue depuis le cerrito
Vue depuis le cerrito

Vue depuis le cerrito

Une excellente journée où nous en avons pris plein les yeux. Nous commençons à être habitués en Argentine :). A notre avis, pour bien profiter et en faisant la grande boucle, il faut prévoir la journée entière pour visiter ce parc plein de bonnes surprises.

 

Ne voulant pas repartir dès le lendemain et surtout ne voulant pas retourner au terminal de bus pour acheter nos billets pour notre prochaine destination, nous décidons de passer une journée de plus sur Bariloche.

 

Le lendemain, il ne fait pas très beau. Il a neigé une partie de la nuit et ce matin il fait tout gris. Nous en profitons pour nous reposer et aller tranquillement au terminal de bus pour acheter nos billets pour Pucon au Chili. En effet, Bariloche est idéalement placée pour traverser la frontière vers le Chili.

 

Ayant déjà recueilli les informations nécessaires à notre arrivée, nous nous dirigeons, sans perdre de temps, vers le comptoir de la compagnie qui nous semble être la plus intéressante (niveau horaire de départ et prix). Là, grande surprise ! L’horaire de départ initialement annoncé à 8h n’est valable que du lundi au samedi ! Nous sommes samedi et le premier départ du dimanche est prévu à 12h30 et l’arrivée est pour 23h ! Ce n’est vraiment pas intéressant.

 

Vent de panique ! Il faut trouver une autre solution. Avec l’aide d’un employé d’une toute autre compagnie, nous réussissions à trouver un autre itinéraire. En partant tôt le matin, nous pouvons nous rendre à Junin de los Andes, de là, Igillaima (non représentée à Bariloche) propose un départ vers Pucon à 14h00 et une arrivée vers 20h.

 

Vendu ! Nous achetons nos tickets pour Junin de los Andes. Les billets pour Pucon doivent être achetés à Junin directement ou sur Internet. Ne voulant prendre aucun risque nous rentrons vite à l’hôtel et achetons nos billets sur Internet.

 

C’est maintenant certain, nous quittons l’Argentine demain. Mais nous espérons pouvoir y refaire un saut avant notre départ à Santiago. Nous n’avons pas eu le temps d’aller à Mendoza et comme la ville n’est pas très loin de la frontière chilienne nous aurons peut-être l’occasion de nous y rendre. Malgré tout, cela nous fait tout drôle de quitter ce pays extraordinaire qui nous aura tant marqué.

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