Le plateau des Bolovens, la suite
Les Bolovens, le 09 et 10 février
Pour notre deuxième journée à Tad Lo, nous décidons de louer une moto semi-automatique afin d’en voir un peu plus des Bolovens. Le prix est plus cher ici qu’à Paksé (80 000 kips par jour).
La fille, explique à Slava comment fonctionne la moto. En quelques minutes c’est réglé. Finalement c’est aussi simple qu’un scooter et beaucoup moins compliqué qu’une « vrai » moto. Quand on pense que nous avions peur de louer ce genre d’engins … C’est vraiment un jeu d’enfants.
Nous faisons le trajet jusqu’au village de Tha Teng. Nous visitons le temple et faisons le tour des rues adjacentes. En chemin, nous nous arrêtons aussi dans un petit village où ils font du charbon. Juste à côté, une petite dame fait sécher des brindilles et les secoues vivement sur un tronc. Nous nous approchons pour voir ce qu’elle fait. Slava décide même de l’aider. :) On apprendre plus tard que c’est l’une des étapes de la fabrication de balais.
Nous continuons le trajet jusqu’au Sinouk Garden, un lodge-restaurant au bord de la rivière. Le cadre est sympa mais les prix sont assez élevés. Nous faisons le tour du jardin et reprenons la route en sens inverse.
On nous avait vanté la beauté des paysages des Bolovens mais pour le moment nous sommes assez déçus. La route n’a rien d’exceptionnelle et on ne voit pas l’intérêt de faire la visite en moto sur plusieurs jours.
Avant de rentrer, nous nous arrêtons boire un coup sur la route. A côté du restaurant-bar, il y a plusieurs groupes d’adultes qui jouent à la pétanque sur un air de la musique locale, le son à fond. Nous sommes lundi, il est 14h30. Ils ne devraient pas être au boulot ?
De retour à Tad Lo, nous prenons un autre chemin en direction du village Katu et des chutes de Tad Soung. Arrivés au village, nous laissons la moto et continuons à pieds. Nous avons l’impression d’être dans un autre temps. Déjà que dans la plupart des villages laotiens on a l’impression que le temps s’est arrêté, là c’est encore plus le cas.
Les enfants courent tous nus vers nous en nous souriant. Ils nous demandent des stylos… On a beau être au milieu de nulle part, ils connaissent le tourisme et savent qu’en réclamant, ils peuvent avoir ce qu’ils veulent. Mais nous ne tombons pas dans ce piège.
En continuant plus loin vers les chutes, les jeunes du village nous demandent de payer le parking ! On déplace la moto mais ils nous suivent. Ils veulent de l’argent. Nous ne cédons pas.
Nous sommes cependant suivis par tout un groupe de jeunes. Nous avons beau leurs expliquer que nous ne leurs donnerons rien, ils insistent et ne nous lâchent pas ! Ça devient lourd et pénible. Du coup, nous ne restons pas longtemps, prenons quelques photos et repartons.
De retour à Tad Lo, nous retrouvons Jenni et Guigui qui viennent d’arriver. Nous échangeons un peu sur ces deux derniers jours passés sans eux et allons diner tous ensemble chez Mama Pap.
Aujourd’hui, c’est notre dernière journée dans la région. Nous avons réservé un bus de nuit pour Vientiane le soir même. Nous retrouvons Jenni et Guigui qui ayant passé une mauvaise nuit viennent s’installer dans un bungalow voisin du notre.
Nous partons tous les quatre faire la balade à pieds le long de la rivière. Un chemin de randonnées est censé relier les chutes de Tad Lo et celles de Tad Soung mais nous avons du mal à le trouver.
L’endroit n’est pas très bien balisé. Nous passons à travers des villages où l’on se croirait dans des siècles passés et nous nous retrouvons dans les champs. Nous nous perdons un peu mais finissons par retrouver le chemin. Nous arrivons enfin aux chutes de Tad Soung.
Ayant déjà fait la balade la veille, nous laissons Jenni et Guigui aller voir les chutes puis nous revenons à Tad Lo par la route principale.
Nous déjeunons une dernière fois chez Mama Pap et lui disons au revoir. Il est déjà temps de récupérer les sacs et d’aller prendre notre « VIP bus » pour Vientiane.
Au final, mis à part notre séjour dans le petit village de Tad Lo qui fut fort sympathique, nous avons été très déçus du reste du plateau des Bolovens. Nous n’avons pas compris pourquoi tout le monde faisait beaucoup de bruit autour de cette région… A-t-on loupé quelque chose ?
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