Trek Santa Cruz
Trek Santa Cruz le 5, 6, 7 et 8 juin
L’un des treks les plus réputés de la région est le trek Santa Cruz. Il se fait en 3 ou 4 jours et permet de monter à 4750m d’altitude. Accessible à tout marcheur, il permet d’apprécier la grande diversité de paysages de la cordillère blanche et ses célèbres sommets, tels que le Huascaran, la plus haute montagne du Pérou à 6768m ou encore l’Artesonraju, l’effigie des mythiques studios Paramount Pictures. Ayant déjà passé 3 jours à Caraz entre 2300m et 4200m, normalement, nous devrions être bien acclimatés. Le risque de ne pas supporter l’altitude est donc assez faible.
L’agence de Caraz propose plusieurs possibilités pour faire ce trek. Une d’entre elles est de le faire soi-même, en louant le matériel de camping nécessaire et en s’offrant les services de mules et d’un muletier pour tout transporter. Les deux autres possibilités se font de manière complètement encadrée avec des guides, en version luxe (groupes plus petits et plus de confort) ou en version économique.
Ce qui nous embête dans la version économique, c’est de nous retrouver dans un très grand groupe. Mais nous n’allons pas avoir le choix car pour la version luxe personne n’est inscrit avant la semaine prochaine et le faire par nous-même n’est pas plus intéressant économiquement. Nous réservons donc la version économique à 350 soles / personne (soit à peu près 100€ pour les 4 jours).
Le groupe que nous allons rejoindre pour le trek part de la grande ville de Huaraz, nous devons donc les retrouver le lendemain matin dans une ville intermédiaire à Yungay. On nous annonce alors un groupe de 14 personnes ! :(
Il faut savoir que depuis Huaraz, il y a beaucoup plus d’agences qui organisent ce trek et les prix sont donc nettement moins chers. D’après ce qu’on nous a dit, il est possible de s’en sortir pour 300 soles / personne en partant de Huaraz.
La première journée de trek se résume en fait à une petite balade. Il y a d’abord 3h de route pour rejoindre le village de départ où nous attendent les mules et les muletiers. De là, on marche seulement 3h pour rejoindre le premier campement à 3600m d’altitude.
Cette journée ne commencera pas très bien… Il nous faudra attendre plus d’une heure à Yungay pour que notre groupe vienne nous chercher, groupe qui de la veille au soir sera passé de 14 à 21 personnes ! Bref on part donc avec plus d’une heure de retard et dans un énorme bus ! On se demande dans quoi on s’est embarqué ! Mais on oublie vite tout ça en admirant les fabuleux paysages qu’on traverse.
Arrivés au village de départ, on nous distribue les pique-niques, on charge les mules et on part. On décide donc de se mettre à l’arrière du groupe, en peu en retrait pour pouvoir apprécier paisiblement la montagne qui nous entoure. Finalement, on oublie très vite le groupe et par moment, on se sent presque seul au milieu de la montagne.
Les mules et muletiers sont arrivés avant nous sur le camp et ont commencé à monter les tentes. On les aide donc à finir puis on s’installe tranquillement. Cette première soirée nous permettra de faire un peu mieux connaissance avec les gens du groupe. Au total, 7 israéliens, 2 coréens, 3 américains, 2 brésiliens, 2 péruviens et 5 français (nous inclus).
La deuxième journée est la plus importante car c’est là que nous montons au point le plus haut du trek. Pour éviter le mal de l’altitude, certains ont fait un stock de feuilles de coca. Apparemment, les mâcher ou les boire sous forme d’infusion aide à traiter tout un tas de maux dont celui de l’altitude. Slava essaye donc d’en mâcher un peu… Pas très bon au goût, il les gardera quand même un petit moment pour que ça fasse effet avant de les recracher.
Finalement, l’ascension se fait assez bien. Les derniers mètres avec un peu plus de mal car on sent que le souffle manque mais rien de très difficile. On est content d’arriver en haut et d’admirer la vue de l’autre côté du col qui donne sur un très beau lac.
La descente jusqu’au deuxième camp semble par contre beaucoup plus longue… Le temps ne sera pas au beau fixe mais heureusement, nous n’aurons pas de pluie et nous arriverons même à admirer le mont Artesonraju entre deux nuages.
L'Artesonraju
C’est une fois arrivés au deuxième camp, après avoir installé les tentes, que la pluie commence à tomber. Elle tombera par à-coups toute la nuit et reviendra aussi nous voir le lendemain :(.
La 3e journée est censée être celle où l’on monte au mirador (un point de vue sur toutes les chaines de montagnes). Malheureusement avec cette pluie, nous ne verrons rien du tout ! Mais le temps ira en s’améliorant et nous auront même droit à du soleil en début d’après-midi.
Nous passerons notre dernière nuit dans un endroit magnifique, coincés entre les montagnes et à côté d’une cascade.
La dernière journée sera une des plus belles qu’on aura eue pendant le trek.
Un trek vraiment sympa à faire, en agence ou tout seul si vous souhaitez tout organiser vous-même. Pour information, le départ peut également se faire dans l’autre sens. La montée au col s’effectue donc le 3ème jour. Quoi qu’il en soit et peu importe le sens, on vous recommande vivement ce trek.
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